Le Collège D'Études Ostéopathiques de Montréal / vendredi 18, mai 2012

Mission humanitaire au Pérou

 Mission accomplie au Pérou.        « VIVA… AREQUIPA »

  

Six ans de dévouement, huit missions et plus de 10 000 traitements ostéopathiques sous le regard du Misti qui domine la ville à 5822 m. Ses pierres volcaniques blanches ont servi à bâtir la ville d’Arequipa qui est à 2300 m.

         

 

Les membres du Collège d’Études Ostéopathiques avaient, lors de leur premier voyage au Pérou, prodigué bénévolement 740 traitements.

Le  8 août,  les membres de la première mission humanitaire d’Ostéopathie au Pérou sont partis pour Arequipa, dans le sud du pays. Le but de ce voyage était de soigner bénévolement des patients par l’Ostéopathie. Nous étions 20 personnes. Notre groupe comprenait des ostéopathes, des étudiants ainsi que trois adolescents qui nous ont aidés pour la logistique et la traduction. 

Avant notre départ, les journalistes nous avaient demandé la raison de ce choix. Il était simple : Nous savions que l’Ostéopathie est surtout répandue et enseignée dans les pays riches,  plus particulièrement dans l’hémisphère nord. Elle est reconnue par plusieurs gouvernements en Europe, aux USA,  en Australie ainsi qu’en Nouvelle-Zélande. Nous avions très envie de faire profiter des personnes sans grandes ressources des bienfaits de l’Ostéopathie.

          

De nombreuses personnes nous ont aidés tout au long de ce projet et de sa réalisation. Au départ, nous avions partagé cet objectif avec plusieurs étudiants et professeurs au Collège d’Études Ostéopathiques. Nous avions envie de faire de l’Ostéopathie sans notion d’argent, de politique ou d’obligations administratives… en toute liberté, pour seulement faire du bien. Tout s’est alors enclenché. Une de nos diplômées, Tatiana Vera Lescano, est d’origine Péruvienne et vit à Montréal. Grâce à sa famille nous avons pu organiser ce voyage passionnant. Nous avons été très bien reçus par l’équipe médicale et les officiels qui, pour nous remercier à la fin de notre mission, ont organisé une fête à la résidence du Gouverneur.

           

Tout d’abord, nous avons été invités officiellement par le gouverneur de la province d’Arequipa, Monsieur Daniel Vera Ballon, qui,  dès notre arrivée, organisa une conférence de presse avec la télévision et une vingtaine de journalistes. Le lendemain je faisais en compagnie de notre groupe une conférence pour la population. Trois cents personnes environ s’étaient réunies. Elles se sentaient concernées par la qualité et la logique de notre démarche et les buts de notre mission. Nous avons expliqué les concepts et les applications de l’Ostéopathie, le fait que c’est une médecine naturelle qui traite les causes des troubles et de la douleur, qui respecte l’Homme dans sa globalité aux niveaux physique, mental, émotionnel et spirituel. Tous ces concepts furent illustrés avec des exemples concrets, vécus avec nos patients et qui permirent de bien montrer aux participants l’utilité et l’efficacité des soins que nous dispensions.

          

Dès avant notre arrivée, l’organisation avait reçu environ 2500 appels demandant des soins et en quelques jours ce chiffre atteint rapidement  4000 appels. Chaque jour de nombreux patients venaient pour essayer de trouver une place. Les «Lions Club» nous ont beaucoup aidés en nous trouvant des locaux et des personnes pour nous aider à recevoir les patients.

La mission fut un grand succès tant humanitaire que sur le chapitre de l’efficacité des soins en Ostéopathie. Chacun d’entre nous a progressé dans sa pratique et dans le cœur. Lors de cette première mission nous avons effectué 720 traitements auprès de patients de tous âges et présentant des pathologies variées. Les résultats ont été excellents. Nous avons reçu récemment des comptes rendus très positifs des médecins et des organisateurs. Monsieur Daniel Vera Ballon nous a remis un document au nom du Gouvernement de la province d’Arequipa pour nous remercier du travail dans la communauté et auprès des personnes les plus vulnérables. 

Nous avons été aussi très touchés par la gentillesse de la population qui est très attentive à sa santé. Nous avons reçu de nombreux témoignages de reconnaissance.  En l’absence de moyens financiers, les patients prennent soin d’eux et se tournent vers les médecines alternatives moins onéreuses que les médicaments. Ils font appel à l’homéopathie, à la médecine par les plantes, principalement celles  de l’Amazonie et aux guérisseurs spirituels qui les emploient.  En discutant avec l’un d’entre eux, nous avons appris que les guérisseurs de cette région ont à leur disposition trois plantes pour traiter les patients atteints de certains cancers. Le seul hôpital du Pérou traitant le cancer se trouve à Lima, nous avons cependant pu rencontrer plusieurs patients qui, grâce aux médecines des plantes amazoniennes, avaient vécu plusieurs années sans douleurs avec parfois des rémissions spectaculaires.

            

Les médecins traditionnels sont très bien formés selon les standards internationaux. Ils ont aussi des formations complémentaires dans les médecines alternatives qui ont la préférence de nombreux patients. Ils réussissent une intégration des deux sortes de médecine. Les personnes que nous avons traitées nous ont aussi touchés par leur foi en Dieu et leur reconnaissance. 

 

Récit du voyage :

 

Le voyage a débuté par un rendez-vous à Dorval à 4h30 du matin !!! Nous avons traversé les USA pour arriver à Lima et de là, mal réveillés,  nous avons pris un avion pour Arequipa. Par les hublots, nous avons progressivement admiré les montagnes qui émergeaient des nuages comme des îles essaimées dans le ciel avant de découvrir la terre dénudée de l’hiver de l’hémisphère sud. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par les membres de la direction régionale et des membres du Rotary Club. Le  gouvernement avait mis à notre disposition deux maisons avec des personnes pour la cuisine et l’entretien. Nous avons fait la connaissance de Luce et de Willy qui ont organisé la clinique externe et la logistique. Arequipa, la ville blanche, construite en pierre volcanique blanche, est la deuxième ville en importance du Pérou. Fondée le 15 août 1540, aux pieds de ses trois volcans, le Misti, le Chachani et le Picchu Picchu, la ville  présente une architecture marquée de plusieurs influences, avec des bâtiments de style baroque, renaissance et  néoclassique avec des composantes rappelant les motifs et les sculptures Incas. Si vous venez à Arequipa, vous pourrez visiter le monastère de Santa Catalina, le plus grand monastère du monde, qui, durant 400 ans, est resté sans contact avec l’extérieur et ce,  jusqu’en 1970.  On y trouve aussi le musée de la momie Juanita, jeune fille Inca trouvée en 1995. Dernièrement l’UNESCO a déclaré Arequipa  patrimoine culturel de l’Humanité. Comme dit l’excellent guide officiel touristique « Arequipa est la ville du ciel bleu éternel, de la cuisine délicieuse et de la tradition des poètes et des génies de la politique et de la culture Péruvienne. » 

Nous remercions pour leur dévouement tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce séjour, principalement Monsieur José Luis Lescano Rivero qui nous offrit quotidiennement un grand soutien ainsi que sa maison durant le séjour. L’organisation régionale, qui en était à sa première expérience, a été remarquable en améliorant chaque jour les conditions de notre travail. Nous remercions aussi les six médecins et plus particulièrement Otto Vera Siabala qui ont préparé l’anamnèse des patients avant que nous ne les rencontrions afin de gagner du temps et aussi pour référer en cas d’urgence; la vingtaine d’infirmières qui se sont relayées pour nous aider à nous occuper des patients ainsi que les sept interprètes qui sont venus par connaissance et par l’Alliance Française. Un grand merci aussi au directeur de l’hôpital de l’Université de la Salud, le Dr Antonio Ubaldo Benavente Delgado.  

Nous avons vécu une extraordinaire aventure humaine où nous avons eu de vrais contacts sincères avec les patients. Chacun d’entre nous pourrait raconter des moments intenses et pleins d’émotion.  

L’ambiance du groupe était joyeuse et centrée. Plusieurs membres du groupe ont progressé de manière importante au niveau professionnel dans les différents domaines de l’Ostéopathie, en structurel, dans la sensation de la Long Tide et dans le travail viscéral. La dynamique avec les patients était très forte. Les médecins, les infirmières et  interprètes formaient avec notre groupe une équipe dévouée et efficace. Il y avait une grande entraide entre les membres du groupe, principalement dans les cas difficiles.

Nous travaillions dans un grand gymnase aménagé pour la circonstance en 10 salles de traitement plus deux salles de repos. Nous formions des groupes différents chaque jour pour que chacun puisse, en rotation, partager des expériences avec tous les autres membres du groupe. 

 

Le soir, nous sortions le plus souvent sur la Place d’Armes en face de la cathédrale où, dans un petit restaurant à l’étage et en terrasse, nous mangions des poivrons grillés farcis, des fajitas arrosées de Pisco Sour et de sangria. Nous avons dansé au son des flûtes, des guitares et des tambourins, Tatiana nous initiant au folklore de son pays. Nous avons aussi beaucoup dansé et fêté lors du corso, un défilé qui dura plus de onze heures où chaque école, compagnie et institution est venue défiler pour célébrer la fondation d’Arequipa, avec costumes multicolores de toutes les provinces. Lorsque nous soignions toute la journée, même fatigués nous retrouvions de l’énergie pour échanger et déguster des mets délicieux. 

 

Nous sommes allés aussi soigner des patients à Camanà, dans la caserne des pompiers au bord de la mer. Là encore, l’accueil fut généreux. Après la journée, nous sommes allés nous promener au bord de la mer. Malgré la nuit tombée et l’hiver, les vagues ont su attirer certains d’entre nous pour une baignade improvisée. Au cours du séjour, nous sommes allés nous baigner dans les sources thermales sulfureuses et visiter les canyons où les condors planent, solitaires et majestueux. Dès le début de notre voyage nous avons eu une surprise en visitant une des premières maisons d’Arequipa, la Mansion del Fundador, Garcia Manuel De Carbajal.

Lors de la visite nous avons appris que cette maison fut embellie par Juan Crisostomo de Goyeneche qui posa un geste philanthropique pour la communauté.  

Nous avons raconté cela à Patrick Goyenetche, professeur à notre Collège qui nous a dit être originaire de la même petite vallée du pays Basque que son illustre « parent ». Ce fut aussi notre premier contact avec les lamas au caractère parfois ombrageux mais dont la laine fait de si douces écharpes et manteaux.  À la fin de notre voyage nous fûmes invités à la résidence du gouverneur par Monsieur et Madame Vera Ballon. Nous leur avons remis un livre sur les paysages de notre pays. Nous avons été honorés par un délicieux repas composé de plusieurs mets traditionnels et avons encore dansé au rythme de la danse péruvienne avec leur famille et des amis au son de Fuego de amor, Pituco et El condor pasa….  

        

 

  

LE MACCHU PITCHU

 UNE RENCONTRE IMPORTANTE.........

 

 

 

 

 

 

 

 

  Nous avons pris le car jusqu’à Cusco puis un train qui  serpente lentement à flanc de montagne sur une pente drue découvrant des paysages époustouflants dont la végétation change au rythme de la montée.  Puis ce fut la rencontre et ce sentiment de déjà vu, de lieu familier. Environ cent soixante douze bâtiments aux proportions harmonieuses s’enchevêtrent en deux régions, l’une plus agricole et l’autre plus résidentielle. Lors de l’examen des terrasses on retrouva des graines de maïs et d’orchidées. Les habitants  savaient lire dans les étoiles et communiquer à l’aide de cordelettes et de noeuds. Leurs messages pouvaient être politiques, guerriers ou agricoles, financiers.  Actuellement personne n’est capable de déchiffrer ces codes. 

 

Le premier empereur, Pachacutec, vivait entouré de tous les représentants de l’élite de la société dans cet endroit mystérieux dont les habitants disparurent soudain avec les secrets de leur civilisation et leurs trésors.  

 

Hiram Bingham de l’université de Yale redécouvrit le site en 1913 et cela permit de faire des fouilles. Cependant, 4000 objets anciens furent emportés aux États-Unis. En septembre 2007, l’université de Yale promit de restituer les collections après une exposition itinérante. Elle sera confiée au musée de Cusco. Machu Picchu fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Actuellement avec plus de 400 000 visiteurs par an qui piétinent le site, les autorités craignent un tassement de cet endroit magique. Le poète chilien Pablo Neruda exprime ainsi son sentiment : « Machu Picchu est un voyage à la sérénité de l’âme, à la fusion éternelle avec le cosmos, là-bas nous sentons notre propre fragilité. C’est une des plus grandes merveilles d’Amérique du Sud. Un havre de papillons à l’épicentre du grand cercle de la vie. Un miracle de plus....»  

Nous sommes repartis avec des milliers de souvenirs, de couleurs chatoyantes, le ciel étoilé différent de notre hémisphère avec la Croix du sud étincelante, de contacts sincères et le sentiment d’avoir réussi une chose importante dans cette mission  : Nous avons contribué à soulager la douleur qui n’a pas de frontière, et acquis la certitude que les hommes peuvent s’entraider lorsqu’ils ont un objectif commun et lorsque l’on donne du fond du cœur, nous recevons une récompense invisible nous apportant une parcelle de joie éternelle…comme le son mélancolique d’une flûte  qui répond à nos questions secrètes, sans mots, de l’autre côté du miroir . Merci au Pérou et à ses habitants.

 

Lors de la dernière journée de traitement un patient très satisfait par les soins a dit à un des membres du groupe : Arequipa…ce qui veut dire : reste ici.

 

Depuis cette époque nous avons fait plus de 10 000 traitements répartis sur sept missions. Nous avons une belle pensée pour Roger Vernouillet qui nous a quittés. Il fut un adjoint précieux pour l’organisation des missions, toujours prêt à aller dans les coins les plus reculés pour soigner les pauvres gens dans les petits villages de montagne. Nadia Todoroff, D.O. est devenue présidente des missions et en gère l’organisation avec beaucoup de talent. Elle participa à plusieurs missions dans le passé, notamment en Russie.                              .

 

En terminant cet épisode du carnet de voyage, je souhaite parler d’une personne que nous avons soignée avec succès à chaque mission, au cours de plusieurs années. Un jeune homme s’était fait faucher par une voiture dans un abribus. Polytraumatisé, avec des atteintes compressives de la moelle épinière, il avait une incapacité à marcher et se traînait sur deux béquilles avec d’énormes difficultés. Il avait subi plusieurs chirurgies avec amputation des orteils pour défaut de trophicité. Une autre opération était prévue. Nous avions donc constitué une équipe de 14 personnes pour organiser des soins ostéopathiques souvent donnés en groupe. Les résultats furent spectaculaires. 

 L’opération fut annulée et progressivement il marcha de mieux en mieux. Aujourd’hui il se déplace avec une canne et marche presque normalement. Je me souviendrai toute ma vie quand nous avons senti la constriction du canal médullaire se relâcher et la sensation qui prit place dans ses jambes devenues plus chaudes, plus vivantes avec un afflux de sang quand la vasomotion se rééquilibra vers la normalité. 

 

Une autre année, je reçus une invitation de l’école d’obstétrique et des sages-femmes pour donner un cours d’Ostéopathie afin de faciliter les accouchements. Il faut savoir que 3 femmes sur 4 subissent des césariennes au Pérou et que le but de cette rencontre était de donner des méthodes pour favoriser des accouchements naturels. Les sages-femmes sont très bien formées et reçoivent une formation médicale de 5 ans. Elles peuvent prescrire des médicaments à l’enfant jusqu’à l’âge d’un an. Bien souvent elles sont seules dans les parties les plus reculées du Pérou et doivent faire face sans grande ressource à la complexité des cas. Je fus impressionné par la qualité de leur formation en anatomie et en physiologie, par leur présence attentive et leur capacité à utiliser ce que nous leur avons offert.

 

Bien souvent elles sont seules dans les parties les plus reculées du Pérou et doivent faire face sans grande ressource à la complexité des cas. Je fus impréssionné par la qualité de leur formation en anatomie et en physiologie, leur présencce attentive et leur capacité à utiliser ce que nous leur avons offert. 

Nous avons été accueillis avec un très grand enthousiasme et je leur ai donné le meilleur de ce que je sais dans ce domaine pour qu’elles soient efficaces rapidement. Les journées de formation se firent sous la responsabilité de la fondation Maria Vasquez Zuniga, du nom de sa présidente qui fit reconnaître la formation et la profession des sages-femmes au Pérou après avoir étudié en France. À 90 ans, droite, les yeux limpides, solide, porteuse d’un merveilleux message de courage, elle incarne la qualité des pionniers qui se dévouent pour les autres en trouvant des solutions qui font avancer les civilisations, apportant des solutions et de l’espoir. 

 

Nous avons traité, avec Julie Saint Pierre, trois femmes enceintes devant accoucher dans les jours qui suivaient et pour qui des césariennes étaient prévues, leurs enfants ne se présentant pas de façon normale. Nous avons eu la joie de constater que les enfants purent naître de manière normale par voie naturelle. 

 

L’école d’obstétrique aimerait que nous donnions un programme de deux ans pour former des sages-femmes et des obstétriciens. 

 

Durant les journées suivantes, alors que nous étions en train de travailler avec des nourrissons de l’orphelinat, deux sages-femmes vinrent nous remercier. Elles avaient appliqué nos méthodes, notamment la technique de désengagement en position à quatre pattes et le relâchement du plancher pelvien, et ainsi éviter les césariennes qui étaient prévues. 

 

L’orphelinat nous apporta beaucoup d’émotions. Nous avions une infirmière ou une bénévole par enfant et il nous était très dur de nous séparer et de laisser derrière nous des jeunes enfants qui cherchaient un peu d’amour et de dialogue. Certains avaient été abandonnés dans des poubelles ou sur les marches des églises, comme au Moyen Âge. 

          

De nombreux professeurs, D.O. et étudiants ont partagé des moments intenses et sincères, parfois émouvants, drôles ou tristes mais toujours dans la solidarité. Nous les remercions de leur dévouement exceptionnel.

Nous avons pu voir à quel point l’Ostéopathie est efficace et capable de s’adapter à chaque patient en particulier.

Nous remercions le gouverneur Vera Ballone qui nous a ouvert les portes, le Lions Club, le Rotary Club, les pompiers dans des villes sans ressource, les médecins de l’hôpital de l’université de la Salud qui prenaient nos patients en urgence pour toutes les analyses complémentaires en cas de besoin et toutes les personnes qui ont amorcé les missions : Roger Vernouillet, Denise Laberge, Nadia Todoroff, Martine Nadon, Julie Saint Pierre qui ont été tour à tour coresponsables des premières journées thérapeutiques.   

La mission au Pérou a été aussi une occasion de mieux nous connaître entre nous, de partager des traitements et d’obtenir des résultats importants sur de gros cas. Nous avons encore constaté que l’Ostéopathie traditionnelle, pratiquée avec rigueur et compassion, est capable de contribuer ou d’apporter des solutions même dans des cas très sérieux. L’Ostéopathie est,  chaque fois, respectée par le corps médical qui apprécie non seulement ses résultats mais aussi sa logique.  

Il nous a été aussi donné de voir l’extrême pauvreté, la désespérance et cette faculté merveilleuse de l’Être Humain qui peut encore faire confiance et sourire dans les cas extrêmes. La bonté existe, la solidarité, la force du geste gratuit aussi. 

 

          

Notre société, depuis 3000 ans, n’a pas fait de progrès au niveau de la philosophie de la vie même si nous savons séparer l’atome ou aller dans la lune ! Tout changement sera d’abord individuel puis il faudra des gens qui s’expriment haut et fort dans des médias neutres qui n’auront pas peur de perdre du tirage ou de l’auditoire. Nous ne pourrons ignorer longtemps que le bonheur des Humains passe par chacun de nous, par notre courage et par une certaine façon de partager. Donner c’est devenir très riche collectivement et individuellement. 

          

Nous adresssons nos sincères remerciements à :

 

·          Mr Daniel Vera Ballon, Gouverneur de la Province d’Arequipa

·          Tatiana Vera Lescano et sa famille sans oublier l’oncle Lucio.

·          Gloria Vasquez Zuniga

·          Mr José Luis Lescano Riveiro

·          Willy Alejandro Ruiz Vilchez

·          Maria Luce et Ruan Mendoza Ochoa

·          Dr Antonio Ubaldo Benavente Delgado

·          Dr Otto Vera

·          Dr Johny Chavez

·          Dr Wilfredo Pino Chavez

·          Edwin Zuniga Nunez

·          Jose Luis Quiroz

·          Libertad Vera Lescano

·          Jorge Olortegui Chumbe

·          Tatania Vera Lescano, étudiante en Ostéopathie au Collège d’Études Ostéopathiques,

·          Bernard Philie, directeur Général du Collège d’Études Ostéopathiques et du Canadian college of osteopathy.

·          Kim Chaiken coordinatrice du voyage.

Pour plus de renseignements sur les missions à venir, consultez la section «Volet humanitaire »